Showing posts with label p truand. Show all posts
Showing posts with label p truand. Show all posts

Friday, December 13, 2013

Un Truand hors du commun

Il ne laisse pas sa place, ce Truand. Cette tête dure, qui manque souvent de délicatesse, ne perd pas une occasion de se mettre les pieds dans les plats. Pour être honnête, tous ses pieds dans tous les plats. Il reste tout de même un mal-aimé au coeur d'or, quand on s'abandonne à le connaître. Il apprécie peut-être son nom de Truand pour cacher sa véritable nature, qui sait? Aussi bien dire que le mystère sur le Truand devrait peut-être rester secret, pour le moment...

***

« Quand j'ai vu le Truand pour la première fois, il avait des petites coulisses pourpres dans les fissures de ses lèvres. Je lui ai donné un Kleenex. Il s'est senti mieux. Puis je lui ai demandé son nom. Il a ouvert son sourire troué et a dit : «le Truand». J'ai tout de suite senti qu'on était du même sang, lui et moi. 
- Le Cavalier Ouzbèque » 

***

« Étymologie : misérable.
Définition : mendiant professionnel. 
Ça m’apprendra à ne pas vérifier le dictionnaire avant d’inviter de vieux individus louches à manger sur mon bateau… Me voilà sans gouvernail et les deux pieds en plein dans l’ennui le plus vaseux.I l ne perd rien pour attendre, celui-là… 
- Le Loup de Mer »

***

La balle est dans votre camp, vous ne pouvez plus reculer maintenant que vous le connaissez, il vous connaîtra aussi!

Wednesday, December 11, 2013

LE TRUAND PRÉSENTE : Je vais prendre le temps de passer


Depuis que je me suis mise à réfléchir, ça me semblait encore moins clair… Cette voix dans ma tête n'arrête pas de crier, c'est la mienne qui crie, ma voix.

— Je suis pu capable, non vraiment, là je suis au bout du rouleau. À chaque fois, c’est la même maudite histoire qui recommence! Encore une fois la même histoire, j’ai l’impression d’être prise dans un cercle et de chercher le coin. Mais faut quand même être stupide, y’en a pas de coin dans un cercle, c’est un cercle! Et un cercle, ça finit jamais… C’est simple à comprendre, non? Non, parce qu’à chaque fois je comprends pas. Une bonne main d’applaudissement pour ma stupidité notoire. Hier soir comme tous les soirs j’arrive chez moi, j’ai passé une belle journée, une journée comme les autres. Neuf heures de cours et j’ai le sourire, ça veut dire « une belle journée »! D’habitude neuf heures de cours ça m’inspire absolument tout, sauf un sourire. Bref, je rentre chez moi, sourire aux lèvres, les cheveux dans le vent et tous les Tralalas super quétaines qui peuvent accompagner une entrée dans une salle, tu vois ce que je veux dire? Mon chum est déjà arrivé, je lui demande comment il va, avec tout l’amour et la simple politesse du monde, et lui de me crier par la tête : « C’est quoi, j’ai pas l’air de bien aller? » Non non, c’était pas vraiment le but de ma question? Mais bon, il le prend comme il veut, je continue mes petites affaires et j’enchaîne avec toute la douceur de monde, encore une fois, « Veux-tu que j’aille faire le souper pour pas qu'on mange trop tard? » et lui de me crier avec une force presque bestiale « C’est quoi tu trouves que je fais jamais rien dans la maison, que je fais jamais rien pour toi, c’est ça?! » Bien oui! C’est EXACTEMENT ça que je voulais dire, c’est évident! NON! Non, non, non, non et, ah oui laisse-moi réfléchir, NON! C’est pas ça que j’ai dit, j’étais même pas proche de dire ça! Je voulais juste faire à souper, j’ai faim, j’ai le droit d’avoir faim? Est-ce que je peux avoir faim sans que tu piques la plus grosse colère de l’histoire des colères du monde? Une maudite belle histoire en plus celle des colères du monde, tu ne trouves pas? Et si je lui demandais si je pouvais mettre du linge dans l’armoire, il va me crier que je pense probablement qu’il a essayé de cacher un cadavre ensanglanté dans trois sacs de poubelles différents pis l’arme du crime en plus  et que je vais appeler la police! Ça m’étonnerait même pas!  Je me sens un peu comme un vieux toutou dans le fond. La vieille peluche dans laquelle on se blottissait pendant des années toutes les nuits, celle qu’on embrassait tous les matins avant de partir et qu’on était toujours heureux de retrouver le soir! Mais c’est pas pour rien que je l’ai retrouvé en dessous du lit, t’avais pu ta place… Lui aussi y'a surement offert de faire à souper?  C’est ce que je me disais aussi, pauvre lui, pauvre nous! Bon, ça suffit le comble du pathétisme, je vais lui dire comment je me sens et que je veux que ça change!  Je vais lui dire, comme ça tout simplement, comme de l’eau sur le dos d’un canard ou comme une poignée de roche dans un poumon, ça dépend comment on le voit… « Chéri, on doit parler. » Non, non! « Mon amour, j’ai quelque chose sur le cœur! » C’est bon ça! Là il  va s'asseoir et je vais dire, et je vais dire… Qu’est-ce que je dis? Allo, peux-tu arrêter de me passer tes états d’âme dessus, please? J’en peux pu de ton syndrome prémenstruel de merde, il y a erreur sur la personne, c’est moi la fille, pas lui! Au lieu de me crier dessus comme un fou furieux, prends-moi dans tes bras, doucement, tendrement, comme avant… J’ai l’impression d'être une vieille maîtresse mielleuse et poète, j’aime pas ça, bon! C’est juste une mauvaise passe, j’en suis certaine… Ça doit être le café, le café ça rend agressif et impulsif. C’est décidé, fini le café, maintenant ça va aller de mieux en mieux! Je l’aime! Mais j’ai juste peur que ça l'empire…

J'imagine déjà le tableau de ce soir. « Chéri, est-ce que c’est toi? » et comme d’habitude, lui va me répondre « Non, c’est le facteur! Bien oui calice c’est moi, qui tu penses que ça pourrait être? ». Ouin, il est peut-être juste temps que j’arrête de réfléchir et que je commence à faire ma valise?

Monday, December 9, 2013

Lundi 9 décembre 2013. Au détour d'un couloir sombre de la bibliothèque, nous avons croisé Le Truand.





Lundi 9 décembre 2013. Au détour d'un couloir sombre de la bibliothèque, nous avons croisé Le Truand. Difficile de l'amadouer, et pourtant, il a finalement répondu à notre fameux questionnaire. Voici ce qu'il nous a conté, entre deux révisions. 

Treize, ça vous évoque quoi ?

L’imprévu, la malchance et les mauvais plans (rires). 
Un élément indispensable à votre processus créatif ?
De la musique avec des paroles ou encore un café rempli de gens. J’ai besoin que ça bouge autour de moi pour vraiment faire le vide dans ma tête, un peu ironique, non? 
Le pire état émotionnel
 ?
Être rancunier ! 
Pourquoi écrire ?

Pour ma part c’est comme une sorte thérapie, un défouloir, une manière plutôt saine (dépendant ce qui sort de ma plume) d’extérioriser tout ce qui se passe dans ma tête. 
Auteurs préférés ? 

Christine Brouillet, Jodi Picoult et Hervé Guibert.
P.S: Ma petite lecture secrète préférée... Châtelaine, et oui! 
Mis à part l'écriture, quelque violon d'Ingres ?
La cuisine et le tricot. Je semble vraiment ennuyant à première vue mais la cuisine et le tricot ça peut être vraiment Hard Core. Déplumer mon poulet à mains nues pour souper ou encore me tricoter des corsets en laine de cuir, t'avais pas vu ça de même en !?


Le Truand ne nous filera pas entre les doigts de sitôt, et si vous êtes attentif, il a encore d'autres mystérieuses choses à vous conter. Même si la fin de session échauffe tous nos esprits, soyez au rendez-vous pour la suite de ses aventures. N'ayez crainte, Le Truand est aussi doux qu'un agneau.